Traveller's Tales
This page contains a few short articles by visitors to La Maison du Curé and their experiences of Cormatin and the surrounding area.
Claudine and Marc - Belgium
Cormatin
Vous venez passer vos vacances à Cormatin? Vous logez dans la Maison du Curé? Alors ... nous savons que vous passerez des jours agréables, ensoleillés même si de temps en temps le ciel peut être gris.
Cormatin : un gros bourg à première vue, situé tout le long d'une route avec boulangerie, boucherie, coiffeur et hôtel-café d'un côté, le Château de l'autre côté. Bien sûr, vous visiterez le Château de Cormatin, mais pas tout de suite; vous irez d'abord faire la connaissance de la terrasse en face, et puis vous descendrez dans les rues qui donnent sur la rue principale. Vous y trouverez entre autres un atelier où une jeune femme prépare des soies peintes (robes, jupes, foulards, ...) et vous reçoit plein de gentillesse; elle parle de son art avec enthousiasme et vous ne résisterez pas aux couleurs chatoyantes d'un foulard... Vous ferez connaissance d'un des deux boulangers (celui qui sera ouvert ce jour-là) et vous goûterez les croissants, les croissants aux amandes, les marguerites, ...le pain croustillant.
Vous vous sentirez chez vous à Cormatin, et très vite vous y serez chez vous.
Bien sûr, vous irez visiter le château et son jardin; peut-être devriez-vous commencer votre visite par une des bâtisses à gauche en entrant dans le jardin: vous y verrez des photos et vous pourrez lire l'histoire de ce monument qui a survécu à bien des aventures.
Soyez patients: même si vous entrez à l'heure d'ouverture (dix heures du matin), il y aura foule. Les groupes se suivent et les cars amènent sans arrêt les visiteurs. Un guide vous racontera l'histoire du château mais si vous êtes intéressés par la présence de Lamartine au château, il vous faudra faire des recherches vous-mêmes; la guide que nous avons rencontrée semblait avoir un programme qui se terminait à une heure prévue.
Puisque, en vous rendant à Cluny, vous aurez vu une flèche sur la droite indiquant le «Musée du Poilu», nous vous conseillons d'y aller. Ce musée a été construit dans une aile d'une grande ferme; le jeune homme qui vous reçoit est le créateur de l'exposition qui vous fait vivre dans le passé. Nous étions seuls dans cette immense grange à nous remémorer ce que nous avions appris dans le cours d'histoire: la première guerre mondiale est évoquée par des photos, des lettres, des documents et des objets qui retracent l'histoire de ces jeunes gens et leur calvaire. Vous pourrez, comme nous l'avons fait, avoir avec le jeune directeur de ce musée une conversation intéressante. Il explique comment il a commencé sa collection et comment il continue ses recherches sur les marchés, aux foires, chez des brocanteurs. Son enthousiasme mérite qu'on l'aide à sauvegarder ce musée qui n'existe que depuis trois ans et qui reçoit des visiteurs surtout en été.
Vous pourrez vous promener à Cormatin, faire du vélo si le cœur vous en dit: la «voie verte» vous attend!
Chapaize
Il fait beau, vous décidez de faire une promenade; il fait un peu gris mais vous voulez sortir: écoutez-moi, allez à Chapaize.
En sortant de «la Maison du Curé», montez de quelques pas (en voiture, quelques mètres) et prenez la route à gauche, la D187; suivez-la jusqu'à Lys, un bourg qui vous permet de visiter quelques ateliers de tapisserie, de sculpture et autres arts appliqués.
À Lys, vous prenez à gauche et vous continuez en profitant du paysage bourguignon jusqu'à Chapaize.
Chapaize... émerveillant et inoubliable. Vous serez certainement éblouis et émus en visitant l'église Saint-Martin, construite du 11ème au 13ème siècle en pierres provenant du lieu. Le silence vous reçoit et vous vous sentez unis avec le calme et la force de ce bâtiment roman. On a envie d'y demeurer quelque temps, de s'imaginer la construction de ces murs épais par les maçons, la course des apprentis pour amener les pierres, qui sait, le moment de repos que l'on partage avec les compagnons qui passent par là ...
Chapaize est un bourg paisible: les hirondelles s'y croisent dans leur vol élégant, les maisons se taisent, sûres de la protection de la tour romane. Chapaize, un village qui mérite d'être vu en toute tranquillité, sans trop de voitures, sans trop de touristes. Choisissez donc le moment où vous pourrez profiter du silence et la paix de ce lieu magique.
Tournus
Vous venez du Nord, vous avez choisi le chemin le plus attrayant pour vous rendre à Cormatin: vous passez par Tournus et comme la Saône vous attire, vous décidez d'y loger. Depuis longtemps, j'aime Tournus et son abbaye; en entrant dans la ville, on repère ses tours et on est attiré par la force et la grandeur qu'elles imposent.
L'intérieur de l'abbatiale Saint-Philibert vous émerveillera par sa simplicité et son silence. La lumière rosée qui illumine la nef et les vitraux modernes qui éclairent le déambulatoire de teintes rouge et brun donnent à tout le bâtiment une ambiance faite de douceur et de chaleur humaine.
En vous promenant dans Tournus, vous constaterez que les tours de l'abbaye tantôt apparaissent, tantôt se cachent; en vous rendant sur le pont qui prolonge la rue Jean Jaurès, vous les retrouverez et vous aurez une belle vue sur l'abbaye et la ville.
Les agréables rues étroites de Tournus vous mènent vers l'Hôtel-Dieu et le Musée Greuze. Le peintre Jean-Baptiste Greuze vous est connu sans doute; il est né à Tournus en 1725 et mort à Paris en 1805. Il est considéré comme une des personnalités les plus importantes du XVIIIème siècle en France. Diderot l'admirait. Ses portraits ornent les grands musées du monde entier. Quelques œuvres se trouvent dans le musée de Tournus. Vous y sentirez l'envie d'en voir d'autres. Le Musée Greuze qui fait partie de l'Hôtel-Dieu, date du XVIIème siècle. Les salles restaurées de l'Hôtel-Dieu vous montrent les conditions dans lesquelles vivaient les malades et comment on les soignait. En voyant ces rangées de lits joliment couverts de draps blancs et de couvertures rouges, on oublie le froid, le manque de médicaments et les soins peu efficaces de l'époque. On se retrouve à rêver dans ces salles où les pauvres recevaient un repas et où ils pouvaient profiter de l'attention que les religieuses leur prodiguaient, même si les potions et autres «médicaments» ne les guérissaient pas.
Promenez-vous dans les rues de Tournus, promenez-vous le long de la Saône: Tournus vous envoûtera - vous ferez un très beau voyage dans le temps et vous n'aurez qu'une envie: y revenir.
En sortant de Tournus et sur la route de Cormatin, nous avons découvert à Lugny un restaurant qui nous a tellement plu que nous y sommes allés plusieurs fois: il est surtout attirant par la gentillesse des deux jeunes femmes qui vous reçoivent, par le menu qu'on vous présente, par les personnes qu'on y côtoie et par l'ambiance qui y règne. Le «Caveau Saint-Pierre» vous permet de profiter d'une halte agréable et d'une splendide vue panoramique sur la vallée de la Saône. Profitez-en!
Visite à un Poète: Monsieur de Lamartine
Avez-vous déjà entendu parler de Lamartine? Alphonse de Lamartine? Vous avez peut-être rencontré son nom pendant la visite du château de Cormatin puisqu'il y a séjourné. Allez donc retrouver ses traces en visitant les lieux où il a vécu; la promenade est belle, elle vous mène par Berzé-le-Château et Berzé-la-Ville à Milly où le poète est né. Je vous conseille d'y aller un samedi ou un dimanche si vous voulez visiter la maison natale du poète.1 Si vous préférez y aller un jour de la semaine, vous aurez peut-être comme nous, la chance de pouvoir faire la causette avec le jardinier et vous rêverez de Lamartine enfant, jouant dans le jardin de Milly où «la vie était neuve», où Alphonse vivait avec sa mère qu'il aimait tant, son père qui le soir, lisait à haute voix pour toute la famille attentive, écoutant sans bouger. Milly est un village plein de charme, la maison, le «grand cœur de pierre» entourée d'un parc ne semble pas avoir changée: on dirait que le poète va sortir d'un moment à l'autre.
En 1860, Lamartine quitte Milly. Aujourd'hui, ce sont les descendants de l'acheteur qui l'habitent et qui gardent précieusement le souvenir du poète.
Si Lamartine vous intéresse, vous pouvez visiter le château de Saint-Point où l'écrivain a vécu avec son épouse et sa fille, entouré de domestiques et d'animaux: des chevaux, des chiens font partie de la vie de tous les jours. Le poète se retire dans son bureau, une pièce où il travaille, il écrit, il y reçoit aussi le Tout-Paris Peut-on s'imaginer Liszt au piano? ... C'est à Saint-Point que Lamartine a voulu que l'on l'enterre. Sur sa tombe on lit: Speravit anima mea, qui veut dire «mon âme a espéré». N'est-ce pas que voilà une belle conclusion?
1 En réalité, Lamartine est né à Mâcon; il avait sept ans lorsque ses parents se sont installés à Milly.
Link: Tableau de Lamartine
La Roche de Solutré
Et si vous profitiez du beau temps pour continuer votre route vers le sud, vers la Roche de Solutré? À neuf kilomètres à l'ouest de Mâcon vous trouvez ce rocher que vous avez aperçu de loin, dont vous vous approchez suivant les lacets de la route. Vous ne pouvez que vous émerveiller en reconnaissant les grands crus du Beaujolais ... Juliénas, Saint-Amour, Pouilly-Fuissé, ... des noms qui chantent le vin, les vignobles sur les pentes des collines, pleins de promesses ... Quel beau pays, la France! Quel bon vin, le Beaujolais! C'est de bonne humeur que vous vous approchez du site naturel protégé. Vous descendez de la voiture et vous suivez le sentier qui vous mène au sommet de la «torche» de Solutré. De là-haut, vous admirerez la vallée de la Saône, la Bresse, le Jura et par beau temps, vous découvrirez là-bas ... les Alpes.
Vous rappelez-vous la promenade annuelle de François Mitterrand? Depuis 1946, chaque année, le Président, accompagné de sa femme, suivi de quelques ministres et de plusieurs journalistes, parmi une foule qui tentait de l'approcher, retrouvait la route de Solutré. Ce rituel se faisait en souvenir d'une bande de copains issus des réseaux locaux de la Résistance qui, à partir de 1946, prirent l'habitude de se retrouver chaque année à Solutré, pour Pâques, puis à la Pentecôte, quand il fait moins froid.
En 1995, déjà malade, le Président n'a pas pu atteindre le sommet: la maladie l'en empêchait. Le Président Mitterrand est mort en 1996, le 8 janvier. De Solutré, il disait: «De là, j'observe ce qui va, ce qui vient, ce qui bouge et surtout ce qui ne bouge pas.»
